« La Vie devant soi » un récit plus que direct d’Émile Ajar

C’est typiquement ce genre de livre dont je me rappellerai toute ma vie! Un récit choquant et bouleversant dont l’action se passe à Paris. « La Vie devant soi » d’Émile Ajar (son vrai nom est Romain Gary) est une histoire racontée par Momo, enfant de la rue. Sa mère lui manque désespérément. Il est élevé par madame Rosa qui est une ancienne prostituée et à présent, elle garde les enfants des autres femmes faisaient le même métier.

Dans ce livre, on découvre tous les malheurs du monde : de la misère et le rejet social par les drogues. Ils font d’autant plus mal qu’ils touchent cruellement les enfants. Dès le plus jeune âge, ces mômes doivent se battre pour survivre. La vie les pousse à grandir beaucoup trop tôt.

Ce livre dont Emil Ajar a reçu le prix Goncourt, traite particulièrement des sujets sensibles. On les entend souvent par la voix de Momo. La maturité se mélange à la naïveté enfantine, l’impuissance à la malice. Ce roman, c’est aussi une forte opposition à l’euthanasie ce que Momo n’arrive pas à comprendre et refuse de l’accepter. La mort attend la seule femme présente dans sa vie, juste derrière la porte. Il le sait. Et ce n’est pas la peur de rester seul ou bien de l’Assistance Publique qui lui pressent les larmes, c’est l’amour envers madame Rosa.

Au départ, je n’ai pas apprécié la façon dont Momo s’exprimait. Puis, j’ai vite compris qu’il s’agit d’un choix délibéré de l’auteur, car Momo est un garçon non éduqué. Premier chapitre passé, j’avais du mal à me décrocher de ce livre. Plus j’avançais dans l’histoire plus je m’attachais à ce petit garçon. Cette histoire est un combat solitaire d’un enfant contre les décisions des adultes au nom de l’amour et l’humanité. Il est difficile de passer à autre chose en fermant ce livre. Bien d’autres romans m’ont profondément marqués, mais celui-ci occupe une place particulière.

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